Projet associatif en cours de constitution
FIASI réunit les infirmiers et les aides-soignants indépendants de Belgique : un back-office mutualisé, des activités au-delà du quota, et une voix là où se décident nos conditions d’exercice.
Le plafond de facturation est appliqué pour la première fois, sur la facturation 2025.
La lecture e-ID devient une condition de paiement, à chaque contact patient.
Le futur modèle de financement de la profession est arbitré.
Le constat
Autour du soin se sont empilées six charges qui n’ont rien à voir avec le métier, qui ne s’apprennent nulle part, et qui prennent les soirées et les week-ends.
INAMI, mutuelles, SPF, autorisations, attestations. Des démarches qui se multiplient et une réglementation à suivre seul.
Factures, notes de frais, suivi des charges, bilan annuel. Un métier à part entière, exercé le soir.
IPP ou ISOC, plans d’apurement, courriers du SPF Finances auxquels répondre dans les délais.
Contrats, responsabilité professionnelle, indus réclamés, contrôle du SECM. Rare, lourd, et on est seul.
Trouver un remplaçant pour partir en congé, tenir la continuité, caler une tournée qui tienne la route.
Tout porter seul, avec le risque d’erreur, les amendes évitables et une charge mentale qui ne redescend pas.
Ce que nous faisons
Chaque pilier a sa forme juridique, sa gouvernance et son financement. Les séparer protège les membres et rend la représentation crédible. Un membre peut n’adhérer qu’au troisième.
Pilier I
Le back-office du membre : administratif, comptable, fiscal, juridique, assurances et coordination. Un seul interlocuteur, des professions réglementées conventionnées au nom du groupe.
Pilier II
Neuf domaines d’activité professionnelle qui n’entrent pas dans la nomenclature : consultation infirmière, santé en entreprise, prévention, missions événementielles et d’autres.
Pilier III
Le comité qui défend les honoraires, protège, forme et porte la voix de la profession là où se décident la nomenclature et les conditions d’exercice.
Pourquoi maintenant
Les règles qui décident de nos revenus se fixent entre 2026 et 2029. Une organisation qui n’existe pas n’a pas de voix dans cette décision.
2026
40 000 W par année civile en indépendant, 22 000 W en salarié — de l’ordre de 229 000 à 235 000 € facturés à l’INAMI selon l’année d’indexation. Appliqué pour la première fois cette année, sur la facturation 2025. Au-delà, la mutualité ne rembourse plus.
2027
Au 1er janvier, la puce de la carte d’identité doit être lue à chaque contact patient. Dès la facturation de janvier, c’est une condition de paiement : le soin est donné, et le remboursement dépend d’une puce.
Concerne 100 % de la profession
2029
Les instances de l’INAMI décident du futur financement des soins à domicile, après l’évaluation du projet pilote. La même année, le recensement qui répartit les mandats entre organisations.
Les aides-soignants
L’arrêté royal du 12 janvier 2006, modifié le 27 février 2019, pose trois conditions cumulatives. Le mot « équipe » n’est pas une facilité d’organisation : c’est une condition légale d’exercice.
Des actes infirmiers délégués, jamais de sa propre initiative.
L’infirmier évalue l’état du patient avant de déléguer. Une condition, pas un usage.
Sous le contrôle de l’infirmier, dans une équipe. Le mot figure dans le texte.
Infirmiers et aides-soignants indépendants sont membres à part entière : mêmes services, même voix, même cotisation.
Le cadre
Un collectif qui promet trop perd ses membres au premier contrôle. Nous préférons l’écrire dès la première page.
Aucun lien de subordination. Vous décidez de votre planning, de votre zone, de votre volume et de vos congés.
Vous facturez sous votre propre numéro. Votre activité reste la vôtre, y compris si vous quittez la fédération.
Le patient choisit son soignant, c’est la loi. La fédération organise la permanence et les remplacements entre confrères.
Le libre choix du patient est un droit. Une organisation qui vous promet une patientèle vous expose.
Nous vous accompagnons face au SECM et aux mutuelles. Nous ne pouvons pas, et ne voulons pas, vous y soustraire.
Notre commission interne est une commission de médiation. Le disciplinaire relève des instances légales.
Sa création relève du législateur. Nous ne prétendrons pas l’avoir créé tant qu’il ne l’aura pas fait.
Soutenir le projet
FIASI se constitue en ASBL. Une association qui démarre a besoin de moyens avant d’avoir des membres : un local pour les séances d’information, du matériel, des heures d’expertise, et de quoi couvrir les frais de constitution et de représentation.
Fournisseurs de matériel de soin, pharmacies, maisons médicales, assureurs, cabinets comptables et juridiques, écoles d’infirmiers, mutualités, communes — et toute entreprise qui travaille avec des soignants indépendants.
Un soutien financier, la mise à disposition d’un local ou de matériel, des heures d’expertise comptable, juridique ou en assurances, ou la prise en charge d’une action précise : une séance d’information, une formation, une brochure.
Votre nom et votre logo sur les supports de l’action soutenue et sur cette page, une invitation aux séances d’information, et un point de contact direct avec le comité.
Ce que le soutien ne donne pas. Aucun partenaire n’a de voix dans les positions que la fédération défend, ni accès aux données de ses membres, ni exclusivité auprès d’eux. L’ASBL est en cours de constitution : tant que les statuts ne sont pas déposés, aucun engagement financier n’est demandé et aucune attestation fiscale ne peut être délivrée.
Rejoindre la fédération
Cinq minutes. Que vous soyez soignant ou partenaire, nous vous rappelons pour un premier échange et vous recevez l’invitation à la séance d’information.